Interview pour le groupe IFG Italy-France Group

Interview pour le groupe IFG Italy-France Group

Laurent Nocca est Directeur Général de Top Management France, le 1er réseau biographique de référence des dirigeants et membres de comité de direction d’entreprises : à l’heure actuelle, 15 000 biographies et 7 000 entreprises y figurent. Dans l’interview, il nous explique la philosophie de Top Management France, sa vision de la coopération entre la France et l’Italie et les enjeux majeurs pour l’environnement managériale internationale.

Club Italie-France : Vous avez des origines italiennes, votre nom de famille le prouve. Quelle importance ont eu vos origines italiennes sur le plan personnel et professionnel et en générale sur votre parcours ?

Laurent Nocca : Mes origines Italiennes ont une importance certaine dans mon parcours. Mon père est arrivé à Grenoble en 1952 en provenance de Corato, ville proche de Bari. Il vient d’une famille nombreuse et ils ont toujours été un exemple et une source d’inspiration par leur sens de l’effort, leur capacité d’intégration et leur volonté de réussir. En peu de mots, on ne peut qu’admirer les valeurs que cette immigration italienne a apporté à la France. De grands écrivains l’ont exprimé mieux que moi. Mon père m’a transmis l’envie de me battre, le sens du mot « travail » et de ne jamais considérer les choses comme acquises.

Club Italie-France : Vous êtes Directeur Général de Top Management France, 1er réseau biographique de référence des dirigeants et membres de comité de direction d’entreprises. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur l’activité de Top Management France, ses objectifs, sa philosophie et ses atouts ? 

Laurent Nocca : Nous sommes le 1er réseau des dirigeants d’entreprises en France. Nous existons depuis 35 ans, notre éthique et notre sérieux reconnus par nos 15 000 membres associés à nos méthodes permettent une mise en avant de chaque entreprise membre au sein de Top Management France. Notre activité s’exprime sur 3 supports, une édition « papier » très haut gamme, un site internet et une application téléphonique. Par notre connaissance et notre proximité avec les dirigeants, nous créons des solutions, des outils concrets et uniques pour accompagner les hauts managers et faciliter les échanges entre eux. A l’ère des réseaux sociaux et de la digitalisation des relations humaines, nous sommes convaincus que les entreprises et leurs dirigeants s’élèvent par les rencontres et les échanges de visions, d’informations, de ressources, de valeurs de management. Aujourd’hui, de nouvelles opportunités permettent à Top Management d’ajuster les besoins des dirigeants et de leurs entreprises et d’offrir de nouveaux canaux de communication. Orientée « retour sur investissement », notre approche du réseau d’affaires est pragmatique et efficace :

  • Nos outils uniques et nos supports optimisent l’accès à des informations détaillées, fiables, exclusives et actualisées sur les entreprises et leurs dirigeants.
  • Nous mettons en valeur les dirigeants que nous rencontrons en partageant leur vision, en mettant en perspective leur biographie professionnelle et en relayant leurs propos sur notre site internet et auprès de notre réseau LinkedIn.
  • Enfin, nous créons des partenariats et des événements pour faciliter les contacts entre top managers, qui permettent l’enrichissement du réseau d’affaires et le développement d’interactions business.

Top Management France, par son exigence et son intégration des nouveaux usages digitaux, maintient le cap et continue d’accompagner et valoriser les décideurs et leurs entreprises.

Club Italie-France : A l’heure où le monde s’internationalise, la vie de l’entreprise est de plus en plus complexe. Quels sont selon votre expérience les difficultés les plus fréquentes que les dirigeants d’entreprise rencontrent et quels sont les majeurs défis pour les sociétés internationales ?

Laurent Nocca : Les défis majeurs reposent sur la capacité d’adaptation aux nouveaux marchés et à la capacité à trouver les bons partenaires. Il est essentiel de s’appuyer sur « les fins connaisseurs » des marchés, idéalement en prise avec la réalité locale. Il faut donner le temps à l’expertise et anticiper le maximum de scenarii afin de préparer déjà « le coup d’après ».
Comme on le voit, tout cela ne s’improvise pas et requière l’aide de spécialistes qui créeront un alliage solide et réactif. La révolution digitale a rapproché les marchés et a facilité la capacité à exporter son savoir-faire, mais rien ne remplace l’expertise humaine quand il s’agit de conquérir durablement un nouveau marché.

Club Italie-France : L’Italie comme la France a une grande culture entrepreneuriale : les deux pays collaborent beaucoup, mais toujours pas assez. Que pensez-vous de la coopération entre nos deux pays ? Quel rôle pourrait jouer la société Top Management dans le développement des relations entre France et Italie ?  

Laurent Nocca : La coopération entre nos deux pays est naturelle, avec des racines si profondes qu’elles s’inscrivent dans nos gênes. Nous pourrions citer tant d’exemples de partenariats gagnants. A raison de plus de 80 milliards d’euros échangés chaque année, la France est le 2e client et le 2e fournisseur de l’Italie. L’Italie est, elle aussi, un client et un fournisseur majeur de la France. La France est le premier investisseur étranger en Italie avec quasiment 2 000 entreprises employant plus de 250.000 personnes. Néanmoins, à l’occasion de certains événements dans l’actualité, on constate la persistance d’idées reçues et autres maladresses entre nos deux cultures. C’est lié, je crois, au fait que nous ne nous connaissons pas si profondément et qu’il faut constamment lutter contre les préjugés et autres facilités Top Management a un rôle majeur à jouer dans le développement des relations entre nos deux pays.

En effet, nous sommes le partenaire idéal des entrepreneurs et entreprises italiennes par la qualité de notre Data base. Nous permettons une connaissance immédiate et très fine des acteurs qui comptent. Nous sommes les seuls en France à posséder et à gérer une base de données si précise sur le monde des décideurs français. Nous sommes aussi un support de communication ultra expert et référent pour les entreprises. La présence au sein de Top Management adoube, assoie et légitimise les structures et les hommes. Nous soutenons et facilitons les échanges entre décideurs et nous souhaitons créer encore plus d’événements thématiques. Un événement sur les avantages de la coopération économique entre la France et l’Italie avec la présence de spécialistes serait très intéressant pour nos membres.

Club Italie-France : Dans votre expérience avez-vous pu constater des différences managériales entre la France et l’Italie ? 

Laurent Nocca : Je ne ferai pas de généralisation tant c’est à mon sens une sensibilité individuelle. Je ne voudrais pas tomber dans les lieux communs. Néanmoins, j’ai très souvent été frappé par le pragmatisme, la flexibilité et la réactivité des italiens. Les français ont sans doute plus d’aisance dans la structuration et la planification des projets mais paraissent moins à l’aise avec la gestion de l’immédiateté.

Club Italie-France : Quels sont vos projets pour l’avenir ? Pouvons-nous espérer de vous compter parmi les acteurs pour une majeure coopération entre la France et l’Italie ? 

Laurent Nocca : A partir du moins de juin, nous mettons en place un module de réseau social dédié à nos seuls membres. Ainsi, appartenir à Top Management France donne la possibilité de se mettre en contact naturellement et directement avec les autres membres de notre réseau. De façon totalement privative, c’est-à-dire sans que personnes d’autres ne puissent connaître vos échanges. Par ailleurs, nous multiplions cette année les occasions pour les entrepreneurs de se rencontrer sous la forme de déjeuner et dîner très utiles avec des thèmes précis tels que : investir en France, la cybersécurité, une stratégie RSE efficace. Vous pouvez compter sur Top Management pour favoriser la collaboration entre nos deux pays. J’invite d’ailleurs tous les membres d’Italy-France Group à se manifester auprès de nous afin que nous leur réservions un accueil et « di un servizio su misura ».

Interview réalisée par Daisy Boscolo Marchi

Entretien avec Géradine Dobey

Entretien avec Géradine Dobey


INTERVIEW : Geraldine Dobey, directrice générale, Hôtel Barrière Le Fouquet’s Paris

Depuis plus d’un siècle le Fouquet’s bat au rythme du cœur de la capitale et écrit ses plus belles pages. Epitomé d’un savoir-vivre parisien, désormais habilement mis en valeur, par l’architecte Edouard François, grâce à une façade de style haussmannien, l’Hôtel Barrière Le Fouquet’s Paris complète et contribue à perpétuer depuis 2006 l’esprit de la Maison faisant briller ses couleurs sur l’une des avenues les plus célèbres du monde.  Pour nous en parler, sa directrice générale, Geraldine Dobey, irlandaise d’origine, nous livre sa philosophie d’excellence du service et de l’accueil. Forte de ses expériences au sein de groupes hôteliers internationaux en tant que Front Office Manager puis Hotel Manager, à Londres pour Hilton, directrice des opérations et directrice générale, pour Mandarin Oriental ensuite, elle dessine désormais un trait d’union entre le patrimoine centenaire d’une des institutions françaises les plus renommées et la vision du Groupe Barrière seule marque française à rayonner sur le paysage parisien de l’hôtellerie de grand luxe.

 

Vendom.jobs – Qu’est-ce qui vous a sensibilisée aux métiers de l’hôtellerie et plus particulièrement du management ?

Geraldine DOBEY – Je suis littéralement « tombée » dedans par hasard. Je n’avais pas identifié au départ l’hôtellerie comme une carrière envisageable mais, ayant débuté très jeune dans ce secteur, il m’a vite séduite. Suite à ces premières expériences, j’ai poursuivi un cursus dans ce domaine. J’appréciais particulièrement l’ambiance de travail avec les équipes, l’esprit d’entraide qui y règne, le contact avec le client mais aussi les collaborateurs. Un autre facteur très motivant est le fait d’être toujours en action, de passer d’un service à un autre. Le secteur de l’hôtellerie de luxe s’est alors imposé à moi car je pense que l’on doit toujours aller plus loin, se surpasser. Les valeurs de qualité, d’exigence, de perpétuelle remise en question y sont attachées et j’y tiens beaucoup. De plus, à Paris la concurrence est grande et nous sommes toujours poussés à être les meilleurs pour nos clients qui sont au centre de nos préoccupations.

Lorsque l’on travaille à la direction générale d’un hôtel, nous collaborons avec l’ensemble des services : les équipes commerciales, la communication, etc. Il nous arrive donc de gérer des situations variées qui peuvent être liées à l’offre culinaire avec le Chef des cuisines, à la gestion du bâtiment avec le responsable technique ou encore à l’établissement de la stratégie commerciale avec le directeur des ventes. Aucun jour ne se ressemble ! C’est cela qui m’a poussée à choisir le management car je pense qu’il est l’un des rares métiers où il est possible d’aborder des domaines aussi différents.

V.J.- Quels conseils pourriez-vous donner à de jeunes professionnels nourrissant la même ambition en matière de choix de parcours mais aussi de qualités relationnelles ?

G. D. – L’hôtellerie est un mode de vie, un métier de passion. Lorsque l’on est passionné par quelque chose, il faut le faire jusqu’au bout. Il faut s’investir entièrement. C’est lorsque l’on est jeune qu’il convient d’acquérir le maximum d’expérience car c’est cela qui nous aidera à gérer les équipes, à être force de proposition et à comprendre les différentes problématiques qu’il peut y avoir dans le cadre de la gestion d’un hôtel. Il est également important de voyager, de découvrir des cultures différentes afin de répondre aux mieux aux attentes d’une clientèle multiculturelle. Tout cela nous permet d’obtenir les qualités relationnelles nécessaires à notre communication avec nos hôtes mais aussi avec nos équipes et à prendre des décisions. Je leur conseillerais donc de saisir toutes les opportunités qui se présentent et vivre pleinement ces expériences. Une des principales qualités d’un directeur général est la curiosité. Tous les managers ont forgé leur parcours sur la variété des expériences.

 

V.J.- Avez-vous connu, à vos débuts, des personnalités marquantes qui vous ont inspirée, que vous pouvez désormais considérer comme vos mentors ? Si oui, lesquelles ?

G. D. – En effet, j’ai eu la chance au début de ma carrière à Londres de rencontrer un directeur général qui a suivi mon parcours pendant près de 10 ans. Il m’a connu comme assistante chef de service et m’a poussé à réaliser tout mon potentiel. Il faisait bien sûr preuve d’une grande exigence envers moi comme envers tous. Il m’a aidée à aller au bout de mes capacités et surtout d’en prendre conscience. Tout en étant intransigeant, il s’est révélé être un vrai fédérateur. Les qualités humaines d’un bon leader priment. Il est nécessaire de travailler dur et bien mais surtout ensemble.  Cela rejoint ce qui me plaît dans ce métier, cet esprit d’entraide, comme je le disais. La transmission, la pédagogie font aussi partie de notre métier. Il ne s’agit pas seulement de compétences techniques mais de savoir-être et de valeurs. Le secteur de l’hôtellerie en porte beaucoup car c’est un métier de service avant tout.

V.J.- Diriger une institution comme l’Hôtel Barrière Le Fouquet’s doit certainement laisser des traces sur le plan de son développement personnel et professionnel. Inversement, dans quels domaines souhaitiez-vous apporter votre expertise et votre personnalité au Fouquet’s ?

G. D. – Le Fouquet’s est une institution parisienne depuis 120 ans ! Elle a donc une histoire particulière avec cette ville et sa clientèle est très attachée à la Maison. Toutefois, la gestion de la brasserie Fouquet’s est très différente de la gestion de l’hôtel. J’y apporte, bien entendu, mon expérience internationale et ma culture anglo-saxonne. J’apprends en retour du Fouquet’s car il s’agit d’un groupe familial, ce qui est très enrichissant car nous travaillons en étroite collaboration, notamment avec le président. Cela facilite ainsi la compréhension des enjeux du groupe et me permets de partager mes idées.

V.J.- Quel est votre vision du management ?

G. D. – Je dirais qu’elle est avant tout collaborative. Je me fais fort d’entretenir une communication ouverte avec les chefs de service ; d’établir une approche humaine telle que celle que j’ai vécue pendant mes années de formation. Également, j’encourage à maintenir un haut niveau d’exigence envers soi-même avant tout, tout en gardant un esprit d’entraide. Une bonne ambiance et un bon esprit permettent de conserver cet aspect fédérateur. Mon rôle est de l’entretenir et d’assurer la continuité de cette Maison.

V.J.- Après plus d’un siècle d’existence, qu’est-ce qui continue de rendre selon vous – mais aussi pour votre clientèle – l’Hôtel Barrière Le Fouquet’s l’un des lieux incontournables de la vie parisienne ?

G. D. – C’est son histoire sans aucun doute. Tout d’abord avec le restaurant. L’authenticité que l’on continue à faire vivre par le savoir-faire, le savoir-être que nous transmettons depuis plus d’un siècle et que recherchent nos clients. Nous sommes une Maison, c’est cela qui rend ce lieu hors du commun dans le paysage hôtelier parisien. Notre marque de fabrique est le « luxe à la française ».

 

V.J.- Quelle est votre vision de l’hôtellerie et de la gastronomie haut de gamme de demain ?

G. D. – Nous parlons beaucoup de l’introduction du numérique mais il se révèle être avant tout un outil qui nous aide à rendre le service plus fluide, notamment en amont de l’arrivée de nos hôtes. Il nous permet ainsi d’être plus performants, notamment au niveau de la transmission des informations, à dégager du temps pour nos clients mais il doit rester invisible à leurs yeux. Les enjeux que traverseront l’hôtellerie de luxe resteront, à mon sens, toujours au niveau de l’humain. La qualité des services, celle de l’accueil, la personnalisation, la sincérité mais aussi la disponibilité par-delà la numérisation, c’est tout le cœur de notre métier. La principale exigence d’une clientèle très haut de gamme est de dépasser cette ère numérique pour en tirer le meilleur mais revenir aux fondamentaux des interactions personnel-client : être là avec le client, lui faire vivre une expérience et partager l’instant avec lui.

Concernant la gastronomie, la restauration de luxe se recentre indubitablement sur la qualité du produit. La clientèle est de plus en plus sensible au respect et la conservation de l’environnement. Les comportements de nos hôtes changent et, en tant que restaurateurs, nous avons le devoir d’être précurseurs sur ce sujet. Au-delà même de cette prise de conscience, ce n’est plus seulement le produit d’exception qui prime mais son origine, sa traçabilité, sa saisonnalité.

 

V.J.- Avec la récente ouverture de nouvelles fabuleuses suites qui ont fait grand bruit dans la presse en matière de design et d’expérience, pourriez-vous nous livrer quelque développement ou évènement à venir à l’Hôtel Barrière Le Fouquet’s ?

G. D. – Nous nous mettons toujours au défi de surprendre nos clients. Nos nouvelles suites montrent à quel point notre Maison est au cœur de Paris. Nous organisons ainsi le Réveillon avec feu d’artifice sur les Champs-Elysées. Quoi de plus parisien et exceptionnel comme expérience ? L’année à venir sera définitivement marquée par la Suite Harcourt qui offre l’expérience du studio mythique et se révèle être notre nouveauté phare. D’autres projets sont en cours notamment du coté du spa où nous avons par exemple signé un nouveau partenariat avec la marque Manucurist qui créé des vernis à ongles éco-responsable ou encore du coté de notre jardin intérieur du Joy où nous travaillons déjà sur le concept printemps-été.

V.J.- Quel est votre luxe personnel ?

G. D. – C’est le temps. J’ai la grande chance d’avoir une vie riche. Mes moments de luxe sont lorsque je trouve du temps à consacrer à ma famille, à mes proches. Les temps est un bien précieux y compris pour nos clients. Être en capacité de proposer à ces derniers de suspendre le temps dans un très bel endroit, entourés d’un personnel agréable et pouvoir créer pour eux un moment chaleureux, est essentiel.

L’aviation d’affaires, un outil de croissance et de développement pour les entreprises

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L’aviation d’affaires est reconnue comme un outil de croissance et de développement pour les entreprises. « Pour les dirigeants, la mobilité, la flexibilité, la réactivité, le gain de temps et la confidentialité pendant leurs déplacements professionnels sont des éléments essentiels », propos recueillis auprès de Luc Piot,PDG de AB Corporate Aviation lors de son entretien pour Top Management avec Thierry de Longvilliers.

 

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